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ministre d’Etat, ministre de l’agriculture et du
développement rural, M. Jean Kuété, a inauguré
jeudi 15 mars dans la zone portuaire de Douala une
nouvelle usine de mélange d’engrais. La cérémonie s’est
déroulée en présence du gouverneur de la province
Littoral, M. Gounoko Haounaye, de nombreuses
autorités administratives et municipales et du président
du conseil d’administration, M. Emmanuel Cortadellas.
Cette importante unité industrielle est l’œuvre de la
société ADER. Rappelons au passage selon M. Ndengue
Mole, Responsable Transit et Logistique, que ADER
est la meilleure adresse dans la sous région CEMAC pour
la qualité des services et produits chimiques
industriels, pythosanitaires, engrais divers, aliments
de bétail et matériels agricoles.
Dès son arrivée sur les lieux de
l’événement, le ministre d’Etat Jean Kuété a
suivi une présentation de la nouvelle unité par son
directeur général, M. Christophe Lejosne. La
capacité de production est de 40 tonnes par heure, soit
400 tonnes par jour en régime normal ainsi que l’a dit
M. Christophe Lejosne. Pour les spécialistes, on
notera que cette usine « permet la production d’engrais
de mélange granulés, mais également poudreux, ce qui est
particularité à noter car les engrais de type poudre
sont souvent moins onéreux et permettent des économies
substantielles pour les utilisateurs ». Pour ce qui est
des équipements mis en place, des dispositions sont
prises pour que « le dosage, le pesage et le contrôle de
la fabrication » soient gérés par un automate et un
logiciel informatique.
Une cinquantaine de personnes seront
utilisées à temps plein. Naturellement, des nombreux
sous-traitants, dans le domaine des transports en
particulier, vont avoir un regain d’activités autour de
cette usine. Sa position dans la zone portuaire n’est
pas le fait du hasard. Elle résulte d’un partenariat
avec le groupe Bolloré. Selon M. Lejosne,
l’emplacement occupé « permet de bénéficier maintenant
d’une situation idéale garantissant une réception facile
et rapide des engrais simples et des possibilités de
réexpédition par rail des produits finis grâce à la
réhabilitation des voies ferrées opérée par notre
partenaire ». Dans son discours d’inauguration, le
ministre d’Etat Jean Kuété a dit aux promoteurs
de cette nouvelle unité industrielle la reconnaissance
du gouvernement pour la part qu’ils prennent afin
d’accompagner « la réussite de la grande politique
agricole définie par le chef de l’Etat son excellence
Paul Biya ». Et de relever que le développement de
notre agriculture fait face à un problème crucial : La
faible productivité des sols. Cette dernière s’explique
elle-même par une utilisation insuffisante des engrais.
Selon le ministre d’Etat, la consommation au Cameroun
des engrais est de 15 kilogrammes par hectare alors
qu’elle est de 50 kilogrammes par hectares au Kenya et
de 200 kilogrammes en France par exemple. Seulement 22%
des exploitations agricoles paysannes utilisent des
engrais minéraux. Et le ministre d’Etat d’insister :
« les intrants agricoles et en particulier les engrais
minéraux sont d’une indiscutable efficacité pour
l’augmentation de la productivité ».
Pourtant, pour augmenter la
productivité de notre agriculture, il faudra relever ces
seuils de consommation des engrais. Dans la sous région CEMAC, les engrais ont été déclarés « produits
stratégiques » et sont exonérés de TVA. Pourtant les
intrants servant à leur fabrication ne le sont pas ce
qui d’une part en renchérit le coût et d’autre part
pénalise la compétitivité des sociétés locales face à
une concurrence étrangère exonérée. Par ailleurs, à travers le PRSSE
(Programme du sous secteur engrais), le gouvernement
montre clairement qu’il fait de cette composante un
élément essentiel de sa politique agricole.Cette politique vise trois objectifs
principaux, la préservation de l’autosuffisance
alimentaire du Cameroun, le gain des devises résultant
des exportations des produits agricoles, l’exportation
dans la sous région des produits alimentaires locaux. La nouvelle usine de ADER offre donc
la possibilité de « dynamiser » la filière engrais par
une amélioration et une vulgarisation de l’utilisation
des « fertilisants de qualité, adaptés aux conditions et
besoins des planteurs ». Pour le directeur général de
ADER, M.
Christophe Lejosne, le nouvel outil est
« porteur de tant d’espoir pour l’agriculture, les
sociétés, l’emploi et l’économie de notre pays ».
Et pour que chacun puisse découvrir
les nouvelles possibilités qu’offre ADER, les portes ont
été ouvertes au public et aux divers partenaires. Les
explications données par des spécialistes ont permis aux
uns et aux autres de mieux comprendre le rôle des
produits utilisés pour améliorer la qualité de la
production agricole.